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« Comment trouver en soi la force de franchir le cap, de tout quitter seule (enfin avec un mioche de 4 ans sous le bras quand même) ou plus précisément de quitter ses habitudes sur une petite île pour se construire une vie ailleurs pour un nouveau départ? J’sais pas si je suis très claire 🤔😅 »

Chère Choupinette,

Pour mon tout premier Courrier du Coach, y’a du lourd ! C’est pas facile. J’ai le trac !

Si tu veux bien, éliminons tout de suite le cas du « mioche de 4 ans sous le bras » :

  1. Soit tu l’as voulu, et tu l’assumes.
  2. Soit tu ne l’as pas voulu (cas extrêmement rare, je pars du principe que personne ne t’a mis un flingue sur la tête pour te violer, et que tu as accès à la contraception et à l’avortement), et lui non plus ; vous êtes alors dans le même bateau.

Dans tous les cas, il est là, et je suppose que tu l’aimes. Il n’a pas à subir tes décisions, bonnes ou mauvaises. Ça, c’est dit. Mais j’y reviendrai un peu plus loin.

Le sujet que tu abordes ici est celui des décisions, des choix. Comment faire le bon ?

Aujourd’hui

Il semblerait que la situation actuelle ne te convienne pas entièrement. La première étape serait de justement faire la liste de ce qui ne te convient pas, une vraie liste, franche et honnête, aller chercher au fond, y compris tous les trucs bien moches.

Pour aller quelque part, il faut savoir d’où tu pars.

Donc faire la liste des trucs négatifs n’est pas suffisant, fais aussi la liste des trucs positifs. Pour chaque élément de ces deux listes, dis explicitement pourquoi cela ne te convient pas, ou pourquoi cela te va. Ne pas s’arrêter à la surface. Aller chercher le pourquoi du pourquoi du pourquoi. J’ai remarqué  qu’il y avait en moyenne 5 couches de « pourquoi » avant d’arriver au cœur, la vraie raison. Et oui, elle est souvent moche. C’est comme ça. Et ce n’est pas grave, c’est moche pour tout le monde. Le travail consiste justement à en prendre conscience pour pouvoir la nettoyer. C’est un travail difficile et éprouvant, mais indispensable. Prends tout le temps nécessaire, mais ne procrastine pas dessus non plus. Par exemple, fixe-toi un délai, genre une semaine, pour le retourner dans tous les sens et ensuite agir en conséquence.

Changement

De toute évidence, tu sais déjà que ton évolution va en passer par du changement, du gros changement. Changement d’habitudes, de lieu de vie, et de travail (je suppose). C’est une bonne chose que tu en aies conscience. C’est également une bonne chose que tu en aies peur, c’est souvent le signe du chemin à suivre.

Dans ma formation pour Affronter Ses Peurs, Module #31, je t’invite à faire connaissance avec Tim Ferriss et son Fear Setting, la planification de la peur. C’est super intéressant. Une partie de l’exercice nous intéresse particulièrement ici, celle qui permet d’estimer le coût de l’inaction.

J’t’explique Choupinette.

La peur a ceci d’insidieux qu’elle te pousse principalement à  l’inaction. Alors je t’invite à te poser et à réfléchir sur cette question : si tu ne réalises pas ton projet, si tu ne franchis pas le cap et tout quitter seule, comment sera ta vie dans 6 mois ? 12 mois ? 3 ans ?

Là est ta réponse.

Si ça se trouve, la question du départ est encore trop prématurée. Ou alors tu as déjà trop tardé.

Quoi qu’il en soit, tu vas devoir prendre une décision. Tu es devant le précipice, tu as le vertige. Mais je peux t’assurer qu’en fait de précipice, ce n’est qu’un con de trottoir !!! (Module #39, concept que j’aurai très certainement besoin de développer dans un prochain Courrier du Coach !).

Tout ira bien, à partir du moment où tu fais tes choix en toute conscience ! Parce qu’il y a peut-être une conséquence encore plus néfaste que de ne rien faire, c’est que si ce n’est pas toi qui décide et agis, ce sont les autres qui vont le faire à ta place. Parce que les autres, ils ne vont pas t’attendre, encore moins faire les choses dans ton propre intérêt. C’est pas qu’ils sont méchants, mais ils ont leurs propres rêves à réaliser, leurs propres projets à mener, leur propre vision de la vie. Et toi t’es là à rien foutre, alors autant servir à quelque chose, être utile, être utilisée.

Et tes rêves et tes projets, pfff…..

Un dernier point : que veux-tu transmettre à ton enfant ? Quel exemple veux-tu être pour lui/elle ? Qu’est-ce qui est le mieux pour lui/elle : une mère épanouie et maître de sa vie ou une mère qui subit ?

Il n’y a pas de bon choix. Évidemment, j’ai envie de te crier « Pars ! », parce que je kiffe les changements de vie, parce que je kiffe d’avoir tout quitter seule ! Mais il ne s’agit pas de moi ici. Peut-être que rester, avec quelques ajustement judicieux, est ce qui te conviendra le mieux.

Il n’y a pas de bon choix. Rester, partir, revenir. Toi-même tu sais que chaque étape franchie t’apporte expérience, force, et clarté.

Un deuxième dernier point !

La solitude. Tu parles de « tout quitter seule ». Je ne sais pas si tu as l’habitude de te retrouver seule, mais pour moi, la solitude, c’est une nécessité. La plupart des gens voient la solitude comme une malédiction, le truc abominable et injuste qui leur tombe dessus. Or c’est le meilleur moyen de faire connaissance avec soi-même. C’est en étant seule que j’ai commencé à faire connaissance avec moi-même. Et le truc étrange, c’est que j’ai commencé à m’aimer. Moi, toute seule, dans mon coin, j’ai commencé à m’aimer. Comme ça, pour rien. Parce que. Parce que je suis gentille, et intelligente, et drôle. Parce que je suis forte, j’ai vécu des choses difficiles mais je les ai surmontées. Parce que j’avance, je ne fais chier personne. Parce que je suis aimable. Parce que j’en vaux la peine.

Et les autres n’ont pas leur mot à dire sur ce que je vaux. Aucun. Ils n’ont absolument aucune idée de qui je suis. Moi-même je galère à savoir qui je suis. En plus je change tout le temps, j’évolue constamment, je ne suis jamais la même. Comment pourraient-ils me juger ou savoir ce que je vaux ? Comment pourraient-ils comprendre pourquoi j’agis comme j’agis et non comme il pensent que je devrais agir ?

Alors profite de ta solitude. Elle représente la chance de prendre tes propres décisions à toi. Elle représente la chance de mener ta barque et de créer la vie qui te convient.

Sois bien avec toi-même Choupinette, et tu pourras être bien dans ce monde.

À très bientôt sur le chemin,

Virginie

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2 Comments

  1. Pour avoir fait ce pas de tout quitter, seule, avec une enfant, la réponse de Virginie me replonge quelques années en arrière et je me dis que j’aurais vraiment aimé la lire, elle m’aurait rassuré, et la plus belle des vérités est là, on est jamais seul, on est toujours notre meilleur allié.✨

    1. Merci pour ton témoignage ! C’est tellement important de partager ses expériences ! Cela permet de moins se sentir seul, justement, et de savoir que c’est possible !

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