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Ce que je laisse derrière moi

Je t’ai fait un de ces putains de ménage par le vide avant de partir pour ce tour du monde ! J’ai. Tout. Viré. Tout ce que je possède actuellement tient dans mes 3 Tom Bihn qui voyagent avec moi.

Mes compagnons de vie, ma maison sur le dos. Ô liberté ! Ô joie !

J’ai viré mes bouquins, mes fringues, ma vaisselle, mon bureau, toussa toussa. Ce qui a été le plus difficile fut de me séparer de mes souvenirs et de mes « œuvres d’art », des trucs que je me trimballe depuis plus de 20 ans comme mon portrait et ma statuette manga tous deux faits par la talentueuse Camille, ou encore ma clock. Ah ! Ma clock ! Je l’ai ramenée de New York en 1995. J’avais 20 ans. Bigre. À l’époque, je n’étais pas encore minimaliste, j’avais une énorme valise dont les roulettes ont vite fait de me lâcher dès l’aéroport de Marseille à l’aller. J’ai fait le retour avec elle (la valise), à la porter puisqu’elle ne roulait plus, et ma clock (en plâtre) en cabine, soigneusement emballée dans son carton et son papier bulle. Ce fut une épopée éprouvante !

Le portrait de moi préféré de quand j’étais belle et jeune. Viré !!!

Depuis, je suis devenue minimaliste, mais genre minimaliste de l’extrême, à la Colin Wright. J’ai beaucoup de mal à définir le minimalisme, peut-être parce que chacun à sa propre définition, sa propre façon de le vivre. De plus, je ne me considère pas comme quelqu’un de dépensière. Ado, je faisais les boutiques, mais j’avais beaucoup de mal à acheter.

Prenons les fringues par exemple, acheter des vêtements était pour moi un acte difficile, voire même douloureux, qui me demandait beaucoup de réflexion. C’est pour cela que j’aimais bien les catalogues (ça n’existait pas Internet à l’époque !), je pouvais passer des heures à les feuilleter. Cela me permettait de bien réfléchir avant, de faire des comparaisons, de me poser plein de questions : vais-je m’en servir, est-ce que cela va m’aller, est-ce le meilleur choix, pourquoi ce top-là et pas un autre, etc. Bien sûr, je n’avais aucune réponse satisfaisante à toutes ces questions. J’avais du mal à comprendre la mode, j’avais peur d’avoir l’air ridicule. Après avoir passé des jours à réfléchir à ce que je voulais acheter (et porter), je finissais par ne rien acheter, parce que mon combo jeans/pull était ce qui me convenait, me plaisait. Pourquoi m’embêter avec des trucs qui ne sont pas moi ? D’ailleurs, encore aujourd’hui, faire du shopping est une véritable corvée. Et cela s’est vérifié quand j’ai dû choisir mon matériel pour ce voyage. Un de ces jours, je te ferais le tour du propriétaire.

LE carton encombrant qui reste derrière moi !!!

En dehors de ce que je porte sur mon dos, tout ce qui me reste est contenu dans ce carton, confié à un ami qu’il va falloir que je déleste…

Dedans il y a :

  • de l’administratif : avis d’imposition, fiches de paie, points retraite.
  • de la santé : carnet de santé, radio de mon dos cassé, dossier chirurgie laser des yeux.
  • du personnel : ma robe de mariée accompagnée du certificat de mariage et de ma bague, mes anciens Bullet Journals.

C’est tout.

Ah non ! Il y a aussi 3 dossiers de documents à détruire au bout de 2, 3, et 5 ans.

Sur la route, je croise parfois des trucs bien sympas (une étole, une peinture, un bout du pays que je visite), mais je n’ai aucune place pour eux. Je pourrais de temps en temps m’envoyer un colis, encore faudrait-il que j’ai une adresse où les envoyer !!! Et puis les stocker où ? Pendant combien d’années ? Bref, je m’en passe. Les souvenirs sont dans ma tête et dans mon cœur.

Par contre, si tu veux des souvenirs des endroits où je passe, je peux t’envoyer des colis si tu veux ! Ce serait marrant, non ? Ça te plairait ?

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