Réécrire son passé

Ça y est, premier module, premiers exercices, et j’en ai raz le cul…

#desopasdeso

Cela fait environ 15 ans que je travaille sur moi, 15 ans qu’avec mes différents psys et coachs je ressasse toujours les mêmes histoires et j’en ai raz le cul. Parce que j’en ai fait le tour là. Franchement, j’ai pressé tout le jus, j’en ai retiré toutes les leçons possibles. J’ai tellement ressassé tout ça que j’ai l’impression que ces histoires ne sont plus les miennes. Détachement total. Plus aucune émotion (t’en veux de la neutralité émotionnelle !?). 

À part que ça me fait chier !!!

J’ai creusé ces histoires pendant des années et je suis tombée sur des pépites et des trésors inestimables, mais maintenant je creuse dans le vide. Je ne tombe plus sur rien. J’ai beau presser, plus aucune goutte. Alors ça me fait chier de creuser dans le vide (oui, le vide, encore, mais non, ce n’est pas du tout le même ! cqfd). Je n’ai plus de matière entre les mains. Tu vois ce que je veux dire ? J’ai fait le tour quoi.

C’est grave docteur ?

Tu crois que c’est possible d’en avoir vraiment fini avec son passé ou je m’illusionne totalement ?

Toi qui me connais bien (mais si mais si), tu penses que j’ai encore des trucs primordiaux à trouver/ré-équilibrer émotionnellement/pardonner/etc. ? Si oui, je veux bien un indice parce que là………….

Réécrire mon passé. Bof. Je vais plutôt réécrire mon présent, puisque c’est avec lui que je me débats en ce moment.

Je vais croupir et crever en Haïti.

Niveau de douleur au max, 10/10. Dépression. Le corps et la tête qui lâchent, régulièrement.

Je me sens prise au piège. Je n’ai plus de possibilité en face de moi. Un seul choix, rester à Sadhana parce que je n’ai aucun moyen d’aller ailleurs, et espérer garder mon poste de Project Director pour grappiller un max. Le tout en mettant ma santé en danger (carences alimentaires et mal de dos). J’ai pris 10 ans ces derniers mois. J’économise quelques pesos par ci, grappille quelques vacances par là. Je grappille un peu de confort, un peu de nourriture, un peu de temps pour moi et d’espace mental. Si peu. Je me sens inutile à moi-même. Je ne me sers à rien. Je suis incapable de me sortir de cette situation dans laquelle je me suis moi-même mise en toute conscience. Toutes mes compétences et capacités en vain, inutiles, incapables de les mettre à mon service. Ne reste que la survie. Dormir, manger. Les idées et la créativité sont toujours là mais retombent comme un soufflet. À la limite, un coup d’épée dans l’eau quand j’arrive à sortir quelque chose de moi parce que j’ai bien mangé, j’ai bu du café, et que je suis installée à une table sur une chaise (vivre par terre, mon dos ne tient plus…) avec internet et de l’électricité à disposition. Voilà ce après quoi je cours au quotidien. Manger, café, table, chaise, internet. Et c’est une vraie course, un combat. C’est. Systématiquement. Difficile. Énergivore. Toutes les énergies.

Réécriture 

J’ai fait le meilleur choix possible. Franchement, je ne me vois pas ailleurs en cette période de chaos pour moi et pour le monde entier. J’ai la chance de passer à côté d’une pandémie mondiale et de me poser tranquillement, sans pression, pour préparer le prochain chapitre de ma vie en toute sérénité. Je sais que cela va prendre du temps, puisque les choses importantes demandent du temps. Alors je mets en place petit à petit toutes les actions nécessaires pour avancer sur mon chemin. Ça va chémar !

(Je me le répète tous les jours depuis des mois, pour combattre la première partie qui pop up dans la tête, tous les jours.)

Conclusion

Les deux versions cohabitent en moi. Je suis profondément reconnaissante d’être à Sadhana. Vraiment. Mais j’en chie. C’est comme un gamin qui serait dans une famille violente et toxique (ce que n’est pas Sadhana, hein !) et qui serait obligé d’attendre ses 18 ans pour s’en sortir. Il sait qu’il a une sortie, il travaille pour (genre il met des centimes de côté en lousedé dès qu’il peut toussa toussa), mais cela n’empêche qu’il en chie. Et contrairement à lui (même si la comparaison a ses limites, hein…), je n’ai pas de « vrai » objectif, je n’ai pas d’échéance ni de plan. Je sais que je veux reprendre mon tour du monde, que c’est ma vie, celle qui me convient et me comble, bref, que je dois sortir de cette situation pour vivre ma vie, mais je n’ai aucune idée du plan à mettre en place pour y arriver. Quand je dis que je mets des actions nécessaires en place, en fait, c’est faux, ou pas totalement vrai. Ces actions n’ont ni queue ni tête, aucun sens. Elles sont totalement random. Alors oui, il m’arrive de sortir un texte ou un dessin… et ??? Aucun sens, aucune direction, rien de concret à quoi me rattacher, si ce n’est la croyance que tout a une fin, y compris les situations de merde. Je tiens. C’est tout.

Et voilà, ça y est, je suis déprimée…

J’ai fait ce parcours d’introspection des dizaines de fois. Et je vais te l’imposer encore une fois. Je sais déjà que ma guerre c’est de voyager et créer, de découvrir et sortir des trucs de ma tête. Je sais aussi que je ne vais pas trouver le moyen pour y parvenir, et que peut-être, un jour, qui sait, l’univers toussa toussa, ça mènera à quelque chose parce que je vais publier un truc à l’occasion. 

En attendant, ma vraie guerre de vrai de vrai, c’est de tenir. 

MAIS EN ATTENDANT QUOI PUTAIN DE BORDEL DE SALOPERIE DE MERDE ?!?!?!

Ça me tue à petit feu…

Réécriture Jour 2

Je suis la où je dois être. J’ai fait le meilleur choix possible en fonction des cartes que j’avais en main. Franchement, je ne me vois pas ailleurs en cette période de chaos pour moi et pour le monde entier. J’ai la chance de passer à côté d’une pandémie mondiale et de me poser tranquillement, sans pression, pour préparer le prochain chapitre de ma vie en toute sérénité. Je sais que cela va prendre du temps, puisque les choses importantes demandent du temps. Alors je mets en place petit à petit toutes les actions nécessaires pour avancer sur mon chemin. Ça va chémar !

À chaque fois que je trébuche, je me rattrape.

À chaque fois qu’il y a un obstacle, je le surpasse.

À chaque fois que je me retrouve face à une difficulté, je trouve une solution.

Je me construits jour après jour, plus forte et plus résilient que jamais.

Réécriture Jour 3

Je suis là où je dois être. J’ai fait le meilleur choix possible en fonction des cartes que j’avais en main. Franchement, je ne me vois pas ailleurs en cette période de chaos pour moi et pour le monde entier. J’ai la chance de passer à côté d’une pandémie mondiale et de me poser tranquillement, sans pression, pour préparer le prochain chapitre de ma vie en toute sérénité. Je sais que cela va prendre du temps, puisque les choses importantes demandent du temps. Alors je mets en place petit à petit toutes les actions nécessaires pour avancer sur mon chemin. Ça va chémar !

À chaque fois que je trébuche, je me rattrape.

À chaque fois qu’il y a un obstacle, je le surpasse.

À chaque fois que je me retrouve face à une difficulté, je trouve une solution.

Le pire est derrière moi. Aujourd’hui, je me crée un futur sur mesure. J’ai l’opportunité et le temps de le mettre en place, plutôt que d’adopter ma sempiternelle solution de la fuite en avant, aka on envoie tout péter. Quand le Covid-19 le permettra, je serai prête à reprendre la route.

En plus, maintenant, je suis enfin une artiste ! Je fais connaissance avec ma nature profonde. Je me construits jour après jour, plus forte et plus résiliente que jamais, plus vraie, plus intègre, plus unique.

En fait, j’ai plein d’énergie quand je fais quelque chose qui le plaît. Quand je suis confortablement installée, j’enchaîne les moments d’action et de pause sans me forcer, comme une douce vague. Je n’ai pas à lutter. Je fais, je crée, je suis. J’ai le droit de ne rien faire quand je ne suis pas confortablement installée. Je grappille les moments où je suis confortablement installée.

Réécriture Jour 5

Je suis là où je dois être. J’ai fait le meilleur choix possible en fonction des cartes que j’avais en main. Franchement, je ne me vois pas ailleurs en cette période de chaos pour moi et pour le monde entier. J’ai la chance de passer à côté d’une pandémie mondiale et de me poser tranquillement, sans pression, pour préparer le prochain chapitre de ma vie en toute sérénité. Je sais que cela va prendre du temps, puisque les choses importantes demandent du temps. Alors je mets en place petit à petit toutes les actions nécessaires pour avancer sur mon chemin. Ça va chémar !

À chaque fois que je trébuche, je me rattrape.

À chaque fois qu’il y a un obstacle, je le surpasse.

À chaque fois que je me retrouve face à une difficulté, je trouve une solution.

Le pire est derrière moi. Aujourd’hui, je me crée un futur sur mesure. J’ai l’opportunité et le temps de le mettre en place, plutôt que d’adopter ma sempiternelle solution de la fuite en avant, aka on envoie tout péter. Quand le Covid-19 le permettra, je serai prête à reprendre la route.

En plus, maintenant, je suis enfin une artiste ! Je fais connaissance avec ma nature profonde. Je me construits jour après jour, plus forte et plus résiliente que jamais, plus vraie, plus intègre, plus unique.

Je me rends compte que j’ai plein d’énergie quand je fais quelque chose qui me plaît. Quand je suis confortablement installée, j’enchaîne les moments d’action et de pause sans me forcer, comme une douce vague. Je n’ai pas à lutter. Je fais, je crée, je suis. J’ai le droit de ne rien faire quand je ne suis pas confortablement installée. Je grappille les moments où je suis confortablement installée.

Je ne me soucie plus des résultats ; ils ne sont pas sous mon contrôle. Je me contente de prendre plaisir à ce que je fais. Je cultive le moment présent. Je suis ouverte à la sérendipité.

Question subsidiaire : En quoi je suis sereine aujourd’hui ???


Ce texte s’inscrit dans le cadre de l’Essentiel 1 Module 1 de la gratuite et mirifique formation Change ta VDM.

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