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Vivre dehors

Je suis une femme d’intérieur. Ne te méprends pas, je suis une ménagère toute pourrie. Par contre, je passe 90% de ma vie à l’intérieur. Je suis donc une femme d’intérieur, une indécrottable casanière. Mais ça, c’était avant. Vivre dehors dehors pendant un mois de wwoofing fut une toute nouvelle expérience pour moi. Je crois me souvenir que j’ai fait du camping à la ferme avec ma tante quand j’avais 7 ou 8 ans, mais ce n’est pas très clair. Donc, nouvelle expérience. Viens, je te raconte comment qu’c’est bien !

La nuit

La nuit se lève, accompagnée du son des coquis qui se réveillent. Cela berce, doucement. Le rire des chouettes qui chassent n’est pas loin. Les lucioles dansent au dessus du hamac. Je suis sûre que c’est une danse suggestive, les coquines. Les étoiles semblent sorties du tableau de Vincent, lumière vive dans un ciel limpide. La pleine lune est magique, claire, rarement assombrie par un nuage. On en voit tous les détails de sa surface.

Ceci est une photo du merveilleux ciel étoilé de Puerto Rico prise avec mon iPhone. Te moques pas ! On voit quand même des étoiles tellement elles sont lumineuses !

Le jour

Puis les étoiles se font moins vibrantes, le ciel s’éclaircit au dessus des montagnes, d’où le soleil apparaît enfin. Oh oui, réchauffe-moi ! Il y a tout un monde à réchauffer. Beaucoup de monde !

Dans nos maisons et nos villes, on oublie toute la vie qui grouille autour de nous. On la pulvérise, on l’écrase, on la chasse des moindres recoins. On l’oublie mais elle est bien là. On oublie à quel point elle est essentielle. Alors certes, ce n’est pas forcément agréable au début, comme l’impression qu’il y a toutes les deux minutes un truc qui te grimpe dessus. Et puis tu t’y fais, c’est la vie. Elle est partout, dans la moindre fourmi, dans la moindre herbe. C’est la vie. Et donc c’est la mort. 


Le cycle

En oubliant la vie, on en oublie également la mort, le cycle perpétuel. C’est ce qu’il y a de plus préjudiciable à mon avis dans cette déconnexion que vit le monde moderne. On perd de vue notre nature profonde. Vivre dehors remet ça en perspective. Ça te remet à ta place.

Alors prends quelques minutes pour sortir sur ta terrasse et observer les mabouyas chasser les moustiques, les fourmis créer une autoroute entre la fourmilière et le cadavre de la grenouille, la plante esseulée qui survit. Va à la plage, dans la forêt, sur le terrain de foot, peu importe, et prend le temps de regarder.

Extrait du calendrier 2019 du magazine FLOW, mon magazine préféré de toute la vie !

PS. : Dans 63 zones allemandes, la masse des insectes s’est réduites de 76% en 27 ans (chiffres cités dans le We Demain de décembre 2018). Tu veux une preuve ? Souviens-toi des pare-brise maculés d’insectes quand on étaient gamins ! Aujourd’hui, tu peux rouler des heures et ne ramasser que de la poussière et de la pollution. Je n’aime pas les insectes, mais cela pourrait changer. Ou pas. Peut-être…


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